Le samedi 05 août 2017 dans la soirée, l’IPD-AOS a accueilli une conférence sur le thème « Pourquoi le microcrédit a-t-il des effets économiques limités ? », animée par Jean-Michel Servet, Professeur honoraire à l’IHEID de Genève.

La présentation a permis de comprendre que le microcrédit participe à la réduction de la pauvreté. Le conférencier a décliné les conditions nécessaires pour accroître le revenu en mettant l’accent, entre autres, sur l’octroi du microcrédit aux populations pauvres, la destination du prêt pour le renforcement des capacités productives des clients, la création locale de débouchés en termes de marchés et d’emplois, le développement de l’esprit entrepreneurial.

Le conférencier conseille de privilégier le prêt collectif. Il faut également limiter les élans de surconsommation des pauvres. Il a précisé qu’il n’existe pas de spécificité de la finance islamique.

En conclusion, le communicateur soutien que réduire la pauvreté en distribuant aux pauvres des prêts n’est pas forcément une bonne chose. Par contre il faut leur permettre d’avoir accès aux crédits pour qu’ils ne s’enfoncent pas dans la misère.

 

Mme Sylvie Emmenegger/Ouédraogo, Responsable du Pôle Ouaga du projet PA/EESSA

Mme BarkissaMoussoDamoué, assistante financière du Projet PA/EESSA

Le samedi 29 juillet 2017 de 16 h à 18 h, dans le cadre du partenariat entre le Centre national de la recherche scientifique et technologique (CNRST) et l’Institut panafricain pour le développement, Région Afrique de l’Ouest et Sahel (IPD-AOS), un panel a réuni une quinzaine de participants autour du thème « A la recherche des droits et obligations du développement durable : quelques réflexions à partir de la loi n°008-2014/AN du 08 Avril 2014 portant loi d’orientation sur le développement durable au Burkina Faso », animé par Monsieur Yda Nagalo, Juriste, ingénieur de recherche à l’Institut des sciences des sociétés (INSS) du CNRST.

Après un regard sur l’évolution des approches du développement, le panéliste met l’accent sur le rapport Brundtland (1987) « Notre avenir à tous » qui définit le développement durable comme « un développement qui répond aux besoins du présent sans compromettre la capacité des générations futures de répondre aux leurs. »L’équité et la variabilité sont les valeurs attachées au développement durable.

Au Burkina Faso, la Loi n°008-2014/AN du 08 avril 2014 portant loi d’orientation sur le développement durable constitue un instrument de référence pour l’action. L’article 6 de la loi note que « Le droit au développement durable est garanti à tous ».L’article 7 de la loi précise que« Toute personne physique ou morale a droit : - à l’information détenue par les autorités publiques sous réserve du respect des dispositions en vigueur en matière de sécurité et de défense nationale ; - à la participation au processus de prise de décision en matière de développement durable ; - aux voies de recours administratifs et juridictionnels ».

Le panéliste a relevé des faiblesses du droit au développement, notamment son caractère procédural, évasif (social, économique et environnemental), le manque de perméabilité du droit concerné etla nature de loi-cadre de la loi d’orientation (aucun décret d’application, absence de dispositifs institutionnel, humain et financier).

Il a évoqué les obligations liées à la loi ci-dessous citée en se référant à l’article 8, alinéa 1 qui stipule : « […]L’Etat prend les mesures nécessaires pour : la prise en compte des objectifs de développement durable dans les lois, les politiques, les stratégies et les plans ainsi que dans tous les programmes et projets de développement entrepris par les acteurs publics et privés […] ».

Quatre faiblessesrelatives aux obligations ont été soulevées, notamment la modération de la dimension « contrainte », l’accent mis sur les obligations de moyens et non de résultats, la nature complexe des obligations et le défaut de sanction qui caractérise les lois incitatives.

Le communicateur a énoncé sept voies pour rendre effectif le droit au développement : le principe d’intégration, le recours à la croissance durable pour préserver certaines espèces protégées, la régulation des modes de consommation, la logique de la maîtrise de la démographie, la définition des seuils de l’exploitation des ressources non renouvelables (faune et flore) tout en établissant un équilibre entre besoins et impératifs de développement (mines) et la réforme du droit.

Les discussions ont permis d’échanger sur le principe du pollueur-payeur, la taxe carbone, le coût de la loi, la loi d’interdiction des sachets plastiques et ses décrets d’application et la gestion durable des projets intégrateurs transnationaux comme la grande muraille verte et la protection du bassin du Congo.

Le communicateur a donné des réponses satisfaisantes aux différentes questions. Il a dans cet ordre évoqué le mécanisme de développement propre, la nécessité d’une rupture des pratiques et des comportements et des contrôles et sanctions concernant la question des sachets plastiques et le renforcement des mécanismes de facilitation de la mise en œuvre des conventions e respectant le principe de participation des populations et la solution au problème de durabilité dans la mise en œuvre des projets intégrateurs transnationaux.

Docteur Poussi SAWADOGO

Directeur des Etudes/IPD-AOS



 

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